APEF

Actualités récentes

  • Soutenir les actions des femmes

  • Soutenir les projets socio économiques des femmes, c'est s'assurer d'avoir participé à l'amélioration des conditions de vie de leurs familles. C'est leur permettre aussi de jouer pleinement leur premier rôle social qu'est l'éducation de leurs enfants....

  • Forum Social des Migrants

  • Ce 18/12/2010 s'est tenu à Bruxelles un Forum des migrants préparatoire à la marche de Dakar 2011. Cet évènement riche humainement par la présence de nombreuses associations françaises, bruxelloises, marocaines et autres constitue l'occasion d'aborder la question migratoire dans son ensemble. Ainsi les travaux sont portés sur les thèmes suivants :
    Externalisation des frontières
    Droit des Migrants au Maghreb
    Droit et situation des personnes sans papier en Europe
    Migrations – développement et rôle des sociétés civiles
    Les politiques d'accueil et l'égalité des chances en matière d'immigration : la région de Bruxelles, capitale de l'Europe.
    Au terme des travaux, des recommandations fermes ont été faites pour que la question migratoire puisse trouver des solutions positives pour tous ces acteurs quelque soit la position que l'on occupe sur la chaîne.
    Il est à saluer cette belle initiative des associations telles que l'ATMF, l'IDD, la FTCR, SOS Migrants, le CIRE et le MRAX. La présence de la Fasti et de l'AFAS est à louer...

  • Discours poétiques de Daniel Tongning

  • APEF vous conseille de lire l'oeuvre poétique de Daniel TONGNING. Ce grand homme, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, spécialiste des questions sociétales dans leur dimension ethnosociologique, traite des thèmes qui ont une grande importance dans la vie de l'individu. Dans tous ses ouvrages, ce généreux homme met toute son énergie à trouver des formules qui permettent de concilier le coeur et l'esprit pour une paix intérieure et extérieure de l'être humain. Cette paix constitue un des piliers de l'épanouissement global de l'individu....

  • Se réaliser et s'épanouir en famille

  • Se réaliser en société et s'épanouir en famille, voilà un somptueux projet des couples. Ce projet est fait d'un couple d'idées constantes des hommes et des femmes dans toutes les sociétés. Ce sont les idées de qui veut construire son bonheur. Or, si se réaliser est important, réaliser son épanouissement en famille aujourd'hui est fondamental mais reste une problématique pour les Africains d'Europe. Je ne dis pas que les Européens sont plus bien lotis que les Africains, et que ce ne serait qu'une affaire d'immigrés. C'est, dans le cas qui nous intéresse, une affaire des gens d'autres cultures dont on pouvait croire qu'ils s'épanouiraient en Europe, dans des familles où ils auraient réalisé par la synthèse des cultures d'ici et de chez eux, le meilleur d'épanouissement. APEF s'est rendue compte de l'importance du sujet et c'est aujourd'hui sa grande idée-force, son projet : agir pour l'épanouissement de la famille.
    Sa Présidente, Madame Fatimatou NDIAYE, me demande d'en parler ; de parler de l'épanouissement de la famille, une chose difficile. Je sais qu'aujourd'hui chacun y va de son idée et de son conseil. Ce n'est pas sans intérêt. C'est selon les situations rencontrées, et la volonté d'y apporter une solution devient une affaire des bonnes volontés, celle des gens qui veulent rendre à la famille un visage attrayant. Ce sont des gens bien intentionnés qui veulent faire de la famille un lieu où on se bâtit pour être plus heureux et y faire des heureux.
    Je n'ai pas de conseil à donner mais, comme j'ai eu, dans la vie à rencontrer une multitude de cas, les uns, en petit nombre, présentant de situations de bonheur enviables et d'autres bien plus nombreux, offrant à voir des situations de destruction et de souffrances, et certains où la vie n'était ni plus belle ni plus mauvaise, j'ai une idée de la chose.
    Pourquoi agir pour l'épanouissement de la famille? Parce que c'est une priorité aujourd'hui. En effet, des actions en ce sens ont toujours existé. Et il n'y a pas que dans la tradition bouddhiste, Islamiste, Chrétienne ou Judaïque que sont enseignées les manières de parvenir à la réalisation de soi et à l'épanouissement de la famille. Les cultures africaines proposent elles aussi, des voies et moyens mais qui sont immédiatement oubliées par les africains qui débarquent en occident. En occident, des philosophes, des écrivains, des travailleurs sociaux et mêmes des organismes spécialisés ont leur idée de la chose. Ils donnent des recettes et proposent aussi des supports. Dans les grandes misères induites par les bouleversements sociaux (immigration, lois sur la famille) la famille a changé de visage et des manières d'évoluer dans un environnement qui se complexifie de plus en plus et rend la place du père invisible. Tout se passe comme si on avait presque tout oublié. Alors, on propose un nouveau type de père avec des cours pour devenir parents ou de bons pères de famille comme tout le mal venait de l'existence de l'homme dans les familles.
    Quelle famille veut-on construire? Quelle relation veut-on y entretenir? Quel type de communication y avoir et quelles responsabilités y exercer? Aucun de ceux à qui j'ai posé ces questions n'a dit y avoir pensé. Ça devait couler de source. On comptait sur la culture d'origine et ignorait celle du pays d'accueil.
    Or, comment réussir son épanouissement? Le problème est de savoir à quel processus obéit la réalisation de soi et l'épanouissement de la famille, et de se demander d'où vient cette impulsion qui nous pousse à vouloir nous réaliser ? Il faut aussi savoir en quoi consiste notre volonté et l'institution que nous sommes censés développer pour réussir notre réalisation? Dans quelle aventure s'engage la famille dans sa réalisation personnelle en tant que organisation ? Quel est le chemin à parcourir et où la réalisation de l'épanouissement rencontrera à coup sûr des bifurcations qui impliqueront des choix précis avec leurs cortèges de pièges ?
    Loin d'être une simple mode, l'épanouissement de la famille est un moteur de changement de notre société au même titre que la révolution ou encore la notion de progrès d'autrefois. Dans cette machine à fabriquer le bonheur, c'est la qualité de la relation dans le foyer, ou dans la famille qui est ici en jeu.
    Loin des méthodes de développement personnel qui proposent à tout-va des techniques de gestion mentale ou de pensée positive, il faut se souvenir de là d'où nous venons, de notre culture qui est un guide philosophique dans lequel on peut voir, bâtir et suivre la famille dans l'aventure de sa réalisation personnelle. Si cela est nécessaire, il faut aussi bâtir un système de relations et de communication convenable où comme l'huile dans l'horloge assure le fonctionnement de la mécanique, la parole aux actes responsables huilerait la mécanique familiale.
    La culture de chaque région africaine propose un enseignement et une méthode spécifique qui peuvent être combinées avec la culture occidentale dans la réalisation de l'épanouissement de la famille. Chaque jour passé en occident, chaque histoire heureuse ou malheureuse constitue ou aide à constituer un corpus de raisonnement pour aller au-delà des difficultés, et atterrir dans les champs des modèles d'épanouissement à inventer.
    Si se réaliser et s'épanouir en famille sont un objectif de bonheur, on peut encourager les membres d'une famille à exploiter une partie des possibilités qu'ils mobilisent pour réaliser leurs autres objectifs de la vie, à en mobiliser autant à des fins d'épanouissement dans les familles. L'histoire des malheurs des familles qui se désagrègent interrogent. Ils trouveront dans l'histoire de la vie une série de situations familiales exposant des expériences qui permettent à chacun de déceler les obstacles à l'épanouissement de la famille pour enfin mener une réflexion sur les voies à emprunter. Ne peut-on pas, au-delà de l'instauration d'un système de communication qui semble manquer et est une des causes des échecs, repenser à une organisation où le partage des rôles et des responsabilités de toute sorte concernerait tous les domaines de la vie familiale ?
    En lisant ces quelques lignes, il ne faudra pas se focaliser sur la famille en termes de couple, cas dont le propos a emprunté pour poser le problème. L'épanouissement des familles, comme le soutient toujours avec force Madame Fatimatou NDIAYE, concerne toutes les sociétés de la terre et, aussi et surtout, les familles monoparentales. Privée de l'un de ses membres, la famille monoparentale doit plus que d'autres être plus inventive pour s'épanouir et produire pour ses membres de l'épanouissement. C'est ici que le problème de l'épanouissement de la famille prend toute son importance, interroge, soulève et conforme à la stratégie d'APEF et selon le principe que «chacun a droit à un mieux être»,soumet à la réflexion de chacun, la question du manquement à l'éthique du bien «être dans les familles autant monoparentale qu'en couple», le manquement qui crée la précarité de la relation (morale, affective, matérielle, de l'engagement familial etc.), et installe la précarité qui fabrique les vexations, moteur d'accélération des désintégrations relationnelles dont le point d'aboutissement est l'inévitable violence qui est morale, psychique, physique ou qui, encore, peut s'exprimer par d'autres privations du bonheur....